Publié le 25/02/2025 Temps de lecture : 7 min
Aux quatre coins du Roannais, sept viaducs imposants dominent les paysages. Ils témoignent d’une époque où l’ingénierie ferroviaire était à son apogée. Aujourd’hui, ces géants de pierre ne sont plus seulement des vestiges du passé. Ils sont des points de passage incontournables pour les amateurs de randonnée. Nous vous emmenons à la découverte de ces viaducs, offrant des vues spectaculaires sur les vallées environnantes, véritables joyaux architecturaux. Préparez vos chaussures et suivez-nous sur ces chemins d’exception !
Viaduc de la Roche
Saint-Symphorien-de-Lay
- Construction : entre 1912 et 1922,
- 16 arches,
- Longueur : 300 m,
- Hauteur : 30 m.
Perché au-dessus de l’étang de la Roche, le Viaduc de la Roche, situé à Saint-Symphorien-de-Lay, est l’un des joyaux du patrimoine ferroviaire du Roannais. Cet ouvrage a été conçu pour permettre le passage du chemin de fer reliant Roanne à Lyon et Saint-Étienne. Aujourd’hui, le viaduc, désaffecté du trafic ferroviaire après 16 ans d’activité, accueille de nombreux randonneurs. En effet, avec le circuit de la Roche, il permet aux marcheurs d’apprécier pleinement la vue sur le Roannais. Ce dernier occupe souvent une place centrale lors d’événements.
Les évènements à venir
- Dimanche 13 avril 2025 : Rendez-vous à la Ruée du Viaduc, un trail proposant 4 parcours de 12 à 30 km,
- Samedi 14 juin 2025 : La Biennale de la Roche.

Viaduc de l’Écoron
Saint-Symphorien-de-Lay
- Construction : entre 1914 et 1916 et entre 1919 et 1920,
- 11 arches,
- Longueur : 189 m,
- Hauteur : 38 m.
Situé à Saint-Symphorien-de-Lay, le Viaduc de l’Écoron est une autre œuvre architecturale remarquable du patrimoine ferroviaire roannais. Construit en deux temps entre 1914 et 1916, et 1919 et 1920, ce viaduc traverse la vallée de l’Écoron. D’où il tire son nom, et culmine à une hauteur de 38 mètres pour une longueur de 189 mètres. Ce dernier était un point culminant pour le passage du fameux “tacot”, reliant le village de Régny à Lavoine dans l’Allier.
La particularité de ce viaduc réside dans sa structure en pierre, composée de 11 arches élégantes qui semblent se fondre parfaitement dans le paysage environnant. Aujourd’hui, le Viaduc de l’Écoron, offre un cadre idéal pour les passionnés de randonnée. Le circuit du pied de la Fée a transformé l’ancien chemin de fer désaffecté en sentier pédestre. Depuis le viaduc, la vue panoramique sur la campagne environnante est spectaculaire.


Viaduc des Peux
Saint-Priest-la-Prugne
- Construction : en 1912,
- 6 arches,
- Longueur : 112 m,
- Hauteur : 25 m.
Le Viaduc des Peux, situé à Saint-Priest-la-Prugne, est une œuvre impressionnante de l’ingénierie ferroviaire construite en 1912. Ce viaduc en pierre, permettait de faire passer la ligne reliant Roanne à Vichy, entre 1912 et 1939. D’une longueur de 112 mètres et d’une hauteur de 25 mètres, il constituait un passage essentiel pour le “tacot”.
Le Viaduc des Peux, avec sa structure robuste, permettait donc au tacot de traverser la vallée escarpée et de relier Roanne à Vichy. C’était un point de passage clé dans le réseau ferroviaire local. Aujourd’hui, après la fermeture de la ligne, le viaduc est devenu un lieu de randonnée prisé. Le circuit, le viaduc, permet aux promeneurs de revivre une partie de l’histoire du train et d’apprécier la beauté des paysages environnants. En traversant le viaduc, les randonneurs profitent non seulement d’une vue imprenable sur la vallée de Saint-Priest-la-Prugne, mais aussi d’un voyage dans le temps, entre nature et patrimoine ferroviaire.
Viaduc de Padègue
Saint-Polgues
- Construction : entre 1911 et 1912,
- 16 arches,
- Longueur : 273 m,
- Hauteur : 20 m
Construit entre 1911 et 1912 pour franchir les monts de la Madeleine, le viaduc de Padègue faisait partie de la ligne reliant Roanne à Vichy. Il permettait aux trains de traverser cette région montagneuse, reliant ainsi les deux villes de manière stratégique. Avec ses 16 arches majestueuses, le viaduc mesure 273 mètres de long et s’élève à 20 mètres de hauteur. Sa construction en pierre de taille lui confère une solidité remarquable.
En raison d’un éboulement de pierres, le viaduc, qui proposait un circuit de randonnée, est actuellement fermé au public jusqu’à nouvel ordre.


Viaduc de Saint-Victor-sur-Rhins
- Construction : entre 1879 et 1880,
- 13 arches,
- Longueur : 150 m,
- Hauteur : 18 m.
Le viaduc de Saint-Victor-sur-Rhins, construit entre 1879 et 1880, a été initialement conçu pour permettre le passage du chemin de fer entre Saint-Victor-sur-Rhins et Cours-la-Ville. Cet ouvrage ferroviaire est soutenu par 13 arches, dont une de 17 mètres et 12 de 9 mètres. Aujourd’hui, le viaduc ne sert plus au transport ferroviaire et accueille uniquement les piétons.
Bien qu’il ait perdu sa fonction initiale, il demeure un témoignage de l’ingénierie du XIXe siècle. Il offre un cadre pittoresque et un accès privilégié pour les visiteurs souhaitant admirer la beauté du paysage environnant.
Viaduc de Chessieux
Saint-Georges-de-Baroille
- Construction : en 1913,
- 20 arches,
- Longueur : 272,7 m,
- Hauteur : 27,4 m.
François Mercier, grand technicien de travaux publics, construisit cet ouvrage à l’origine pour les chemins de fer du centre. Il le livra au trafic en novembre 1913. Ce pont ferroviaire, construit en 18 mois et doté d’une technique anti-crue unique dans le Forez, se situe entre Balbigny et Saint-Georges-de-Baroille.
Son tracé, en forme de S, d’une longueur de 272,7 mètres et d’une hauteur de 27,4 mètres est composé de 12 arches plein cintre de 20 m d’ouverture chacune et comporte une particularité parmi les autres ponts ferroviaires du département, celle d’être muni d’ouïes circulaires (ou dégueuloirs) aménagées dans le tympan du pont, partie située au-dessus des piles ; la fonction des ouïes étant de réduire la charge hydraulique s’appliquant sur l’ouvrage en cas de crue atteignant les arches. Chose impossible aujourd’hui compte tenu de la régularisation du débit du fleuve par les barrages construits depuis.
En 1939, le dernier train assurait l’ultime liaison Saint-Just-La-Pendue à Saint-Just-en-Chevalet. Le Conseil Général en ayant décidé la fermeture, quatorze communes perdaient ainsi un moyen de communication précieux. Le fameux tacot, si important aux habitants de ces différentes communes, dont ceux de notre village, finit ainsi sa vie. Après-guerre, les autorités déconstruisirent le réseau et aménagèrent une partie des voies pour la circulation routière.
Ce viaduc qui enjambe la Loire, non loin de la (nouvelle) digue de Pinay, est devenu une curiosité pour les promeneurs. Mais aussi un plaisir pour ceux qui le parcourent à pied et qui peuvent ainsi contempler une partie des méandres du plus grand fleuve de France qu’est la Loire et dont nous avons la chance qu’il traverse notre belle région du Forez.
Viaduc de Saint-Georges-de-Baroille Saint-Georges-de-Baroille
Viaduc de la Thuilière
Juré
Le viaduc, construit en 1920, est une impressionnante structure de 160 mètres de long et 32 mètres de haut, reposant sur neuf arches majestueuses. À l’origine, il servait à relier Cusset à Saint-Germain-Laval via l’ancien tacot. Aujourd’hui, il a une vocation principalement touristique et est traversé par le chemin de randonnée n°7 nommé Le Viaduc.

Que l’on soit passionné d’architecture, amoureux de nature ou simplement curieux, la découverte de ces viaducs s’avère être une expérience inoubliable. Le Roannais, avec ses viaducs majestueux, mérite assurément d’être exploré sous toutes ses facettes.